L'équipe Ronds de Sorcière
Olivier de Guyenro
Olivier dit « le Boss »Il a su réunir autour d’une table les enfants de la «Sorcière». D’une idée simple et astucieuse, il ne lui aura pas fallu plus de dix minutes pour convaincre François et Guy, épicuriens notoires, de se lancer dans l’aventure. Depuis, Olivier, cherche chaque jour à exciter la curiosité, l’enthousiasme et les papilles des farfadets. Il veut changer nos habitudes et remplacer la poule au pot traditionnelle par une poularde aux truffes dominicale. La moindre terre calcaire et ensoleillée est une truffière en puissance, le moindre bâtard canin pouilleux est un futur champion du cavage. Il nous a vite habitués à ne plus dormir sur nos deux oreilles, à toujours ouvrir l’œil et garder le nez au vent. Puits sans fond d’idées exotiques, Olivier est à la Sorcière ce que le palais est à la découverte.
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François Morin
François dit « le Terrassier »Il a rencontré la perle noire au hasard d’un risotto. Ce fut une révélation. Désormais, c’était sur, la truffe serait de tous ses repas, si toutefois elle est à la carte. Originaire de l’Hérault, il connaît les chemins détournés et les raccourcis qui mènent aux truffières. Avec François, les domaines sont à dix minutes de Montpellier, dix minutes de Béziers, dix minutes du Mas familial, à peine plus de Sète et guère plus loin de la gare de Lyon. Pour lui, le temps est une notion relative. Il transforme les vignobles abandonnés en truffières exploitées. Il connaît l’adage ancestral : « Un binage vaut trois arrosages ! ». Dès qu’une terre est en vue, armé de sa bêche, il creuse aux quatre coins de la parcelle pour la faire analyser. Primordial pour la recherche des futurs domaines, François est à la Sorcière ce qu’Amerigo est aux Amériques.
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Guy Potier
Guy dit « l’Expert »Il peut dans la même journée, le matin prendre un café a Rio de Janeiro, à midi cueillir de la vanille à Madagascar et le soir dîner d'un homard à Ouessant. Guy est passionné par ce qu'il fait et en oublie parfois de vivre simplement. Vétérinaire de formation, c’est dans l’agriculture qu’il a jeté son dévolu. Il cultive aussi bien la pervenche au Brésil que les algues à Ouessant, les chênes truffiers dans l’Hérault que ses amis un peu partout. Partagé entre toutes ses terres, il ne sait que trop rarement aller se reposer sur la sienne. A l'aveugle, il peut reconnaître deux cent soixante quatre terres, trois cent vingt huit vins et sept cent cinquante six essences de plantes. Il connaît la profondeur de la terre. Essentiel dans le choix des domaines et des arbres, Guy est à la Sorcière ce que Gringo est à Jacques Vabre.
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Florence Morin
Florence dit « la Compteuse »Elle ramasse les chiffres en tas pour les mettre en colonne. Elle sait mieux
que personne trouver la retenue qui n’est pas à sa place et sans lever la voix
la faire rentrer dans le rang. Grâce à Florence, les frais sont remboursés, la
TVA réglée à l’heure et les verrines au frais pour l’apéro-boulot. Elle comprend
ce qu’un « terrien » ne saurait imaginer et dessine des plans comptables aussi
clairs que les plans d’un airbus A380. Florence sait que si trois poules pondent
trois œufs pendant trois jours, et que le premier jour est un jeudi, et bien le
dimanche, on peut se faire une bonne brouillade. Compteuse émérite, Florence est
à la Sorcière ce que les comptes sont aux apothicaires.
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Aurélie Amouroux
Aurélie dit «la Rebouteuse »Elle peut, en une ou deux techniques, soulager un squelette calcifié ou une musculature nouée. Issue d’une lignée de coupeuses de feu et de Sorcières Médocaines, de formation rebouteuse, Aurélie sait mieux que quiconque redresser ici ce chêne poussant de travers que la colonne vertébrale d’un caveur harassé par une journée de cavage. Tout ce qui est tordu, sinueux, plié ou coincé la passionne. Elle voit dans les terminaisons du Quercus ilex tuber melanosporum une certaine polyarthrite rhumatoïde ankylosante qui pourrait être soulagée par un élagage des pointes, en tout cas c’est ce qu’elle nous dit. Muse d’Olivier, Aurélie est à la Sorcière ce que le tenon est à la mortaise.
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Jean-Philippe Guériaux
Jean-Philippe dit « le Morvandiou »Il côtoie tous les grands de ce monde, ici saluant chapeau bas un sénateur heureux de dîner dans son établissement ou là conversant avec une jeune comédienne à la recherche d'un gentil mécène... Jean-Philippe aime le Bourgogne et la truffe du Périgord, les grandes tables et les grandes tablées. La mine réjouie, les joues roses, les deux mains saisissant fermement les revers de son veston, il peut vous faire, des heures durant, l’œil brillant, le tour de France des grands chefs et se souvenir exactement de quelle cravate légendaire il était ce jour là accoutré. Aller dîner avec Jean-Philippe dans un restaurant de renom, c'est s'assurer d'être reçu comme un ami par un ami. Lien incontesté entre tradition et gastronomie, Jean-Philippe est à la Sorcière ce que le tournedos est à Rossini...
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Philippe de Guyenro
Philippe dit « Le Grand Daf »Il est à la trufficulture ce que le parapluie est à la plongée sous-marine! Il ne reconnaîtrait pas un chêne vert d'un sapin de Noël si celui-ci n'avait ni boule, ni guirlande. En revanche, Philippe saura, mieux que quiconque, dénicher un Châteauneuf-du-Pape ou un Pic-Saint-Loup pour accompagner ici une omelette aux truffes ou là une blanquette de veau relevée à la tuber melano. Il tient la plume comme le couvert, franchement et d'une main assurée. Autant son écriture est de mouche, autant son appétit est d'ogre. Enfin, on peut compter sur lui pour rédiger les statuts ou faire un montage financier, il sait où se place les virgules et sait mettre les points sur les « i ». Indispensable dans les montages "Juridicofiscadministratifs", Philippe est à la Sorcière ce que Moro-Giafferi est à la justice.
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Bruno Taly
Bruno dit « l'Agricul »Il pilote son Massey-Fergusson comme Sébastien Loeb sa Citroën WRC. Sillonnant entre les allées, armé de sa tonne à eau, il veille sur les chênes comme un berger veille sur ses moutons. A la moindre alerte, Bruno intervient manu-militari. Il lui faut moins de deux jours, épaulé de son équipe, pour arroser l'esemble des cinq mille quatre cents chênes de Ronds de Sorcière. Il est comme ces hommes de terres! Il parle peu, il parle juste et ne se répète pas. C’est pourquoi mieux vaut bien tendre l’oreille. Bras armé de RdeS , Bruno est à la Sorcière ce que le canadair est au barbecue.
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