De la terre et des arbres
Région et type de sol :
Tous les écosystèmes ne sont pas propices aux truffes en général, et à la Tuber melanosporum en particulier. Si le Périgord est la région traditionnelle où l’on trouve encore
les plus anciennes truffières spontanées, le grand Sud (dont le Sud-est) de la
France représente maintenant l’essentiel de la production française. Sur les 50 tonnes que la France produit, 80% viennent du grand Sud et 20% du
Périgord. En effet, la Tuber melanosporum est issue dans sa très grande majorité
de plantations du Sud-est, ce qui n’était pas le cas au XIXème siècle. Grâce à
un climat favorable et à des sols calcaires peu profonds et très drainants, cette
région est particulièrement propice à la production de la tuber melanosporum.
La truffe dite "du Périgord" (Tuber Melanosporum) exige un sol calcaire, ou tout au moins riche en calcium et de réaction alcaline (pH optimal entre 7,5 et 8,5 avec au moins 8% de calcaire total). Le sol est en général peu profond (10cm à 40cm) et assez caillouteux. La présence
de cailloux facilite le drainage et le filtrage en sous-sol. De la même façon,
une texture sablonneuse ou limono argileuse est souhaitable pour assurer une bonne
circulation de l'air et de l'eau. Enfin, la composition minérale doit être sans
carence ni excès d'aucun élément essentiel.
Une analyse des sols est donc indispensable pour toute plantation importante
afin de confirmer la vocation truffière du terrain et d'y apporter éventuellement
les correctifs et amendements nécessaires, soit en fumure de fond à la plantation,
soit en fertilisation d'entretien.
Climatologie :
La zone de production de la Tuber melanosporum se situe entre les 40 et 47èmes degrés de latitude nord. Cette espèce a besoin
d'un climat tempéré avec des saisons bien marquées.
Le climat idéal de la truffe se caractérise par :
- un hiver avec des nuits à -5°, et des journées entre 10 et 14°
- un printemps où alternent des périodes d'humidité et de chaleur.
- un été chaud entrecoupé d'orages surtout entre les 1er et 15 août.
- un automne pas trop humide.
- un hiver avec des nuits à -5°, et des journées entre 10 et 14°
- un printemps où alternent des périodes d'humidité et de chaleur.
- un été chaud entrecoupé d'orages surtout entre les 1er et 15 août.
- un automne pas trop humide.
La trufficulture :
La culture des arbres truffiers s’est développée à la faveur de quelques avancées
significatives dans les connaissances du champignon. Elle consiste en général
à regrouper, sur un même terrain jugé favorable, des arbres potentiellement producteurs
de truffes. L’importance des truffières est très variable (surfaces plantées),
les itinéraires techniques également (densité, type d’arbre, amendement…). Cependant,
les grandes étapes de cette culture sont toujours présentes :- Préparation du sol ;
- Plantation des arbres plus où moins sélectionnés (souvent mycorhizés) ;
- Entretien jusqu’à la première récolte ;
- Entretien de production (griffage, cavage) ;
- Renouvellement continuel des arbres.
Les chiffres de la production :
Trois pays produisent la majeure partie de la truffe noir ou de Bourgogne : la
France, l’Italie et l’Espagne. L’Italie et l’Espagne produisent à elles deux,
essentiellement avec des truffières naturelles, une fois et demi la production
de la France qui, elle, s’est dirigée, depuis le milieu des années 1970, vers
la trufficulture. En effet depuis 1974, l’INRA propose des plants mycorhizés.
Malgré la plantation annuelle en France de 300 000 arbres truffiers, soit 1000
à 1200 hectares, la production de truffe a tendance à diminuer. Elle est passée de plus de 1000 tonnes à la fin du 19ème siècle à moins de 50
tonnes actuellement.
La sécheresse et les fortes chaleurs ont été particulièrement défavorables (été
2003). La non replantation des truffières à accéléré la baisse de production de
ce champignon tant convoité.
Plus important encore, dans les truffières sauvages ou non entretenues la compétition
entre champignons mycorhiziens et la qualité des sols, risque de voir les espèces
de truffes nobles, telles la truffe noire dite du Périgord (Tuber melanosporum) ou la truffe de Bourgogne (T. uncinatum) remplacées en partie par des espèces à fort pouvoir colonisateur comme la brumale
(T. brumale) ou éventuellement la truffe de Chine (T. indicum).
L’avis de la Sorcière
Nos plantations, à base de Chêne Vert, produiront exclusivement de la Tuber melanosporum.
Truffe de haute qualité particulièrement appréciée et convoitée par les gastronomes
du monde entier.








